Flashs

Quelques poèmes de type flash, ce ne sont pas des haïkus car ils n’en respectent pas les règles ; l’objectif était d’écrire trois vers exprimant (en peu de mots) une expression, un sentiment ou un ressenti. Voici ces créations :

Du chocolat fin
Fond en cascade
Sur mon palais ravi.

Gobichonner
La quiddité
D’un plaisir partagé.


Quelques définitions :

  • Gobichonner :

    vieux, familier
    TRANSITIF DIRECT
    Savourer avec plaisir. Gobichonner un petit blanc.
    INTRANSITIF
    Festoyer.
  • Quiddité :
    philosophie
    Essence d’une chose telle qu’exprimée par sa définition.

Kaysersberg

Acrostiche

Cet acrostiche est un petit jeu classique réalisé en atelier d’écriture.
Chaque lettre en début de vers est une lettre de mon prénom.
Ainsi, vous pourrez retrouver intégralement mon prénom à la verticale).

Juste le temps d’écrire
Est-ce s’accrocher et
Accepter le défi d’un
Nuage de mots ?

Cocarde d’idées
Les verbes glissent
Au-delà des marges
Une vague d’émotion
Déshabille mes rimes
Et modifie le tempo.

Vous en voulez un autre ?
Toujours avec mon prénom, celui-ci est plus ancien :

Jʼaimerais tant
Encourager lʼhumain
À ne plus sʼentretuer dans
Nos natures dénaturées.

Cʼest un rêve
Lʼhistoire dʼun songe démesuré
Auquel rien ne me préparait
Une lettre ouverte sur lʼavenir
Dégrippant les chaînes
Et ouvrant la porte des cachots.

Déguisement

En qui suis-je déguisé ?

La vue

Œil

La vue
Évite bien des bévues
Comme d’être pris au dépourvu
Ou de finir en garde à vue

Quand je passe ses avantages en revue
Rien ne bouleverse mon point de vue
Ni l’impression de déjà vu
Même pas un air de m’as-tu-vu

Si tu n’as rien de prévu
Et que d’une bonne heure tu es pourvu
Je te prêterais ma longue vue
T’auras des astres une entrevue

L’épanadiplose

Définition : Selon le Petit Robert ; l’épanadiplose est une figure de style consistant à répéter, à la fin d’une proposition, le mot ou le groupe de mots qui débute cette proposition.

J’ai proposé ce jeu lors d’un atelier d’écriture que j’animais.

Le texte quelque peu surréaliste que j’ai écrit avec ces contraintes :

Rallye Logo, mot que je rallie
Littéralement jusqu’à la lie
Demain j’écrirai à deux mains

Lendemains fragiles et lents
Le papier déroule le pas
Des chansons à la cime des champs.

Les trouvères bouchent les trous
Des partitions prêtes au départ
Vers la cathédrale de Nevers.

Epanadiplose

Vous avez envie d’essayer ? N’hésitez pas à mettre votre création en commentaire… Petite précision, les commentaires n’apparaissent qu’après acceptation afin d’éviter trop de spams ; ne vous inquiétez donc pas s’il y a un petit délai avant publication.

Tres Hombres

Hissez la grand-voile !

L’ordre est donné
Le port s’éloigne à vive allure.

Jules, du haut de ses quinze ans
Sanglote en retrait
Première fois qu’il prend la mer
Première fois qu’on le prend pour un grand
Première fois qu’il bosse !

Bosse ?

Des bosses, il en a pris
Dans sa chienne d’existence

Boss ?

Tiens, le voilà, le Bosco
Le maître à bord

Et dans les cales repose
Une pleine cargaison de vin bio
Pour l’Angleterre.

Et dans les voiles,
Danse comme un air d’antan
Une symphonie d’Éole
En l’honneur de Bacchus
Un rythme des énergies
Un affairement de chaque instant.

Jules, tout penaud, essuie ses yeux
Se mouche le nez et sourit
Il se dit intérieurement :
« Bouge moussaillon ! »

Et la brigantine continue
À braver les flots
Au cœur du 21ème siècle !


Librement inspiré de cette vidéo :

Attitudes

Aïe, aïe, aïe

J’ai mal à mon calendrier
Les jours filent, les heures s’accélèrent,
Les secondes s’affolent,
Les minutes oublient la douceur des jours.

On croirait une vie en miniature
Un feu follet des siècles
Un radeau agité dans l’immensité de l’océan
Une chiquenaude du mouvant…

Je revendique, aujourd’hui, la « Slow Attitude » !
C’est une transition remplie de courage
La douceur d’un onctueux chocolat
Une oeuvre de pénardise
Une exposition du tranquillos
Une suave nonchalance
Aux notes argentées.

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Spleen automnal

Le blé est moissonné,
La ville est lessivée,
L’automne chamarré
S’installe en maître
Sur les jours diminués.

Chacun s’active
À trouver un peu de chaleur tantôt en sa demeure;
Et bravant les flots de hallebardes
Trône dans les rues désertes aux pavés délavés
L’ombre sinistre d’un parfum d’abandon aux élans mélancoliques.

La ville s’effeuille,
L’automne chamarré
S’installe en despote
Sur les nuits rallongées.

Recette à la grimace

Atteindre des limites
Mais avec discrétion…

Patienter pour que le caillou
Ne rechigne plus à devenir oiseau
Siffler sur la vieillesse du silence
Et boucher ses oreilles
Sur d’adultes propos.

Relever l’ancre avec fracas
Pour lifter les grimaces
À l’aube du renouveau..