Acrostiche

Cet acrostiche est un petit jeu classique réalisé en atelier d’écriture.
Chaque lettre en début de vers est une lettre de mon prénom.
Ainsi, vous pourrez retrouver intégralement mon prénom à la verticale).

Juste le temps d’écrire
Est-ce s’accrocher et
Accepter le défi d’un
Nuage de mots ?

Cocarde d’idées
Les verbes glissent
Au-delà des marges
Une vague d’émotion
Déshabille mes rimes
Et modifie le tempo.

Vous en voulez un autre ?
Toujours avec mon prénom, celui-ci est plus ancien :

Jʼaimerais tant
Encourager lʼhumain
À ne plus sʼentretuer dans
Nos natures dénaturées.

Cʼest un rêve
Lʼhistoire dʼun songe démesuré
Auquel rien ne me préparait
Une lettre ouverte sur lʼavenir
Dégrippant les chaînes
Et ouvrant la porte des cachots.

Déguisement

En qui suis-je déguisé ?

Si un jour

Poèmes courts réalisés en atelier d’écriture à partir de la consigne suivante : Chaque début de texte doit impérativement commencer par « si un jour ». Voici ce que j’en ai fait en flirtant souvent avec le surréalisme.

Si un jour
Les poules avaient des dents
Les œufs seraient en or !

Si un jour
Les pâturages bleus
Jouaient à faire ciel
La mer toute jaune
Verdirait les parquets.

Si un jour
Les tentacules vipérins
Aspiraient au changement
La paix reviendrait
Dans l’usine sociale.

Si un jour César
Finissait au mitard
Brutus la fine lame
Terminerait en réclame

Si un jour
Le jour ne venait à poindre
Ce serait un jour sans tain
Un jour sans appoint.

L’épanadiplose

Définition : Selon le Petit Robert ; l’épanadiplose est une figure de style consistant à répéter, à la fin d’une proposition, le mot ou le groupe de mots qui débute cette proposition.

J’ai proposé ce jeu lors d’un atelier d’écriture que j’animais.

Le texte quelque peu surréaliste que j’ai écrit avec ces contraintes :

Rallye Logo, mot que je rallie
Littéralement jusqu’à la lie
Demain j’écrirai à deux mains

Lendemains fragiles et lents
Le papier déroule le pas
Des chansons à la cime des champs.

Les trouvères bouchent les trous
Des partitions prêtes au départ
Vers la cathédrale de Nevers.

Epanadiplose

Vous avez envie d’essayer ? N’hésitez pas à mettre votre création en commentaire… Petite précision, les commentaires n’apparaissent qu’après acceptation afin d’éviter trop de spams ; ne vous inquiétez donc pas s’il y a un petit délai avant publication.

Diantre, quelques homéotéleutes.

Je ne regrette pas d’avoir écouté cette playlist
Sa musique entrainante
Va m’apporter
De la motivation pour toute la journée
Du peps !
Du printemps à longueur d’année,
Du voltage, déchirant les enceintes,
Un hymne personnalisé pour la gratte d’Hendrix.

Tiens, une erreur
Pour ce nouveau chœur
Il manque d’accordeurs
Asteure.

Car si le violon apporte la douceur,
La « hardeur » d’une bonne basse
Qui passe et que rien ne lasse
Ne casse pas la nasse
Des notes qui dénotent
Des potes de Paul Potts

M’accorderiez-vous cette danse, Gentle dame ?
Le flux et le reflux amoureux
M’égare et je me gare en gare
Près d’une mare en flemmard…
Qui donc se marre ?
Tant pis, c’est dit, je ne piquerai pas un fard…


Nota bene : L’homéotéleute est une répétition de sons sur des syllabes finales.

Acrostiches textuels

À partir de la phrase « tout sera pâle et gris »

Tout le monde s’active, il
Sera bientôt minuit et le revenant
Pâle et tremblant rendra tout de suite
Gris les cheveux de l’assistance.

À partir de la phrase « dans les toilettes d’un café »

Dans un passé lointain
Les dames d’origine bourgeoise portaient des
Toilettes achetées à Paris près
D’un boulevard creusé non loin d’un
Café peuplé de rieurs prolétaires.

À partir de la phrase «il reprit sa respiration »

Il ne fallut pas grand chose, il
Reprit sa marche forcée vers la ville
Sa conscience vacilla et sa
Respiration devint douloureuse et fugace.

Queue de poisson

Texte réalisé dans le cadre d’un atelier d’écriture que j’animais, les mots obligatoires (choisis par les participants) étaient :

«rédemption, eau, salut, horizon et tour»

Nous avions une 1/2 heure pour écrire.

Pour l’occasion, j’ai choisi de flirter avec le calembour et de jouer avec les différents niveaux de langages :


C’est l’histoire d’un poisson
Qui, accidentellement,
Se prend dans la ligne
D’un pécheur impénitent.
Sale horizon pour cet appelé à la friture !

À peine sorti en force de l’eau
Il crie (enfin, il gobe) à son Salut

« Pitié, pitié, remets-moi dans la rivière.
Je veux continuer à batifoler dans la flotte
Pour l’épuisette, Jonas, je passe mon tour ! »

Mais l’homme le regarde d’un air interdit et lui rétorque :
« Point de rédemption pour les péchés
Ils finissent invariablement dans mon estomac !»

Moralité :
Quand on commence à s’emmêler dans les fils,
Ça peut devenir un vrai chemin de croix.

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Jeux de mots

Et si les mots correspondaient au sens d’autres mots ?

J’ai proposé ce jeu au cours d’un atelier d’écriture.

Mes mots étaient :

  • Rêves signifie rayons
  • Bleu veut dire jaune
  • Mères correspond à vagues
  • Frères au lieu de courants
  • Père-Noël pour poissons
  • S’envoler pour frétiller
  • Canicule pour le large
  • Glace pour mer
  • Sieste à la place d’après-midi
  • Constitutionnel pour estival
  • Fauteuil signifie requin
  • Penser veut dire passer
  • Canapé correspond à coin
  • Lunette passe pour faim
  • Ville pour banc
  • Auréole pour appétit
  • Dictionnaire pour loup.

En prenant un mot pour un autre, voilà ce que donne mon texte :

Une pluie de rêves arrivait sur le bleu du sable. Les mères se fracassaient sur le rivage et les frères tourbillonnaient au large. Les bancs de Père-Noël s’envolaient dans la canicule de glace en dévorant du plancton pendant la sieste constitutionnelle. Un fauteuil vint à penser dans le canapé, il fut pris d’une lunette féroce et la ville ne suffit point à calmer son auréole.

Moralité : une ville de Père-Noël n’apaise pas une lunette de dictionnaire !

Surréaliste, non ? À vous de tester !

Si vous avez du mal à donner un autre sens aux mots, faites une liste de mots puis appliquez la méthode du « mot plus 7 ». Prenez un dictionnaire, choisissez un mot puis rendez-vous au septième mot après le vôtre. Notez-le en face. Pratiquez ainsi pour chaque mot de la liste puis écrivez un texte. N’hésitez pas à partager le vôtre !

 

J’écoute Fécamp

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Ce texte a été écrit lors d’un atelier d’écriture que j’animais.
J’avais intitulé ce jeu « À la manière de j’écoute Istanbul de Orhan Veli« .
Il fallait décrire une ville ou un lieu en commençant par j’écoute, j’ai choisi Fécamp


J’écoute Fécamp
Le mugissement des vagues
Sur le grondement des galets

J’écoute Fécamp
La corne de brume
Dans le brouillard duveteux

J’écoute Fécamp
L’activité des pêcheurs
Sur le quai de retour

J’écoute Fécamp
La clameur des poissonnières
À la criée toute proche

Je touche Fécamp
Sur la carte marine

Tiens !
Écoute !

Entends-tu la corde qui hisse
La voile majestueuse
De ce bâtiment d’antan
Glissant placidement
Vers les rivages d’un ailleurs ?