Homonymes

Pour ces écrits, je me suis librement inspiré d’une proposition de Sandra Dulier que vous pourrez découvrir en cliquant ICI.

Le défi consiste toujours à utiliser des homonymes (homophones ou homographes) mais, par contre, en en mettant le plus possible dans un texte le plus court possible. L’ensemble, là aussi, doit conserver un sens.

Pour le premier, j’ai un peu triché ; je sais, c’est pas bien ! 😊


Saoul tu reviens
Sans le sou
et sans dessus dessous


Si et seulement si
Je jouais de la scie
Il me manquerait toujours un si.

Vous voulez essayer ? À vos plumes !


Définitions (dictionnaire antidote) :
Homonyme : Chacun de deux ou plusieurs mots qui ont une orthographe identique (homographes) ou une prononciation identique (homophones), mais un sens différent.

Marais

Menu calviniste

Le but de ce jeu d’atelier d’écriture était de se servir du champ lexical pour concevoir un menu thématique (comme au restaurant) en rapport avec un métier, une période de l’Histoire, une émotion etc.

Pour ma part, j’ai choisi d’évoquer l’histoire de Jean Calvin, grande figure du protestantisme.


Voici mon menu :

  • Apocryphes tranchés à la mode picarde
  • Maquis de colombes sauce La Rochelle
  • Tomme de Genève
  • Forêt noire en cousinage

Jean Calvin

Fratries

Ce mercredi-là, j’ai invité les écrivants à s’exprimer dans un jeu de réécriture (déjà proposé dans le cadre d’un atelier d’écriture par un autre animateur à la bibliothèque Parment à Rouen). Nous sommes repartis d’un incipit commun, une phrase tirée du roman « Un amour de Geek » de Luc Blanvillain :

« C’est pas vrai !! hurla Thomas, furieux, en balançant sa souris contre le mur. Je me suis fait exclure du jeu par l’administrateur réseau ! »

Pauline, sa petite sœur, qui lisait un livre de filles, assise en tailleur dans le grand fauteuil, répondit calmement : »


Voici le texte que j’ai produit avec la volonté d’être décalé, mais aussi le plus près possible d’une situation au sein de laquelle les personnes ne s’écoutent plus.


« C’est pas vrai !! hurla Thomas, furieux, en balançant sa souris contre le mur. Je me suis fait exclure du jeu par l’administrateur réseau ! »

Pauline, sa petite sœur, qui lisait un livre de filles, assise en tailleur dans le grand fauteuil, répondit calmement :

« Qu’est-ce que tu as fait cette fois ? Tu t’es acharné à coups de ping contre le serveur du jeu ? Tu as baptisé ton meilleur adversaire avec tous les noms d’oiseaux via l’IRC ?

– Non, je trouve que leur serveur lagge à donf, ce n’est pas possible ! J’ai vu leurs machines, pas assez de RAM, des processeurs poussifs ; des serveurs qui tournent encore, tu ne vas pas le croire, sous Windows NT 2000 !

– Excuse-moi, mais je n’ai pas branché le décodeur et n’essaie surtout pas de m’expliquer ! La dernière fois, je me suis chopé une migraine pas possible !

– Et, en plus, ils ont une connexion minable !

– Migraine qui a bien duré une bonne semaine !

– Ils ont un compte internet chez un FAI exotique !

– Voire même un mois, un mal de tête terrible !

– Un débit d’un méga ! Une misère !

– Je m’en fous ! s’écrit Pauline exaspérée, je retourne à mon livre de fille comme tu dis ; livre de fille, pfff, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre… »

Thomas bougonne, cette sœur l’énerve au plus haut point, elle n’est même pas en capacité d’écouter les choses tellement intéressantes qu’il lui raconte… Pourtant, c’est son boulot d’écouter, une éducatrice spécialisée, m’enfin !

Mais Pauline est déjà replongée dans son ouvrage, sûrement un truc pas captivant sans ligne de commande, sans pilote à installer ! Il se penche légèrement pour apercevoir le titre, sûrement un catalogue de la redoute ou des trois suisses, et il lit « Critique sociale du jugement » de… il tente de trouver le nom de l’auteur ; Bondieu ! Non, ce n’est pas Bondieu, c’est… c’est… Bourdieu ! Pierre Bourdieu !

Thomas reste dans l’expectative, non, finalement, rien à faire, il ne connait pas cette ligne de vêtements !

Acrostiche

Cet acrostiche est un petit jeu classique réalisé en atelier d’écriture.
Chaque lettre en début de vers est une lettre de mon prénom.
Ainsi, vous pourrez retrouver intégralement mon prénom à la verticale).

Juste le temps d’écrire
Est-ce s’accrocher et
Accepter le défi d’un
Nuage de mots ?

Cocarde d’idées
Les verbes glissent
Au-delà des marges
Une vague d’émotion
Déshabille mes rimes
Et modifie le tempo.

Vous en voulez un autre ?
Toujours avec mon prénom, celui-ci est plus ancien :

Jʼaimerais tant
Encourager lʼhumain
À ne plus sʼentretuer dans
Nos natures dénaturées.

Cʼest un rêve
Lʼhistoire dʼun songe démesuré
Auquel rien ne me préparait
Une lettre ouverte sur lʼavenir
Dégrippant les chaînes
Et ouvrant la porte des cachots.

Déguisement

En qui suis-je déguisé ?

Si un jour

Poèmes courts réalisés en atelier d’écriture à partir de la consigne suivante : Chaque début de texte doit impérativement commencer par « si un jour ». Voici ce que j’en ai fait en flirtant souvent avec le surréalisme.

Si un jour
Les poules avaient des dents
Les œufs seraient en or !

Si un jour
Les pâturages bleus
Jouaient à faire ciel
La mer toute jaune
Verdirait les parquets.

Si un jour
Les tentacules vipérins
Aspiraient au changement
La paix reviendrait
Dans l’usine sociale.

Si un jour César
Finissait au mitard
Brutus la fine lame
Terminerait en réclame

Si un jour
Le jour ne venait à poindre
Ce serait un jour sans tain
Un jour sans appoint.

L’épanadiplose

Définition : Selon le Petit Robert ; l’épanadiplose est une figure de style consistant à répéter, à la fin d’une proposition, le mot ou le groupe de mots qui débute cette proposition.

J’ai proposé ce jeu lors d’un atelier d’écriture que j’animais.

Le texte quelque peu surréaliste que j’ai écrit avec ces contraintes :

Rallye Logo, mot que je rallie
Littéralement jusqu’à la lie
Demain j’écrirai à deux mains

Lendemains fragiles et lents
Le papier déroule le pas
Des chansons à la cime des champs.

Les trouvères bouchent les trous
Des partitions prêtes au départ
Vers la cathédrale de Nevers.

Epanadiplose

Vous avez envie d’essayer ? N’hésitez pas à mettre votre création en commentaire… Petite précision, les commentaires n’apparaissent qu’après acceptation afin d’éviter trop de spams ; ne vous inquiétez donc pas s’il y a un petit délai avant publication.

Diantre, quelques homéotéleutes.

Je ne regrette pas d’avoir écouté cette playlist
Sa musique entrainante
Va m’apporter
De la motivation pour toute la journée
Du peps !
Du printemps à longueur d’année,
Du voltage, déchirant les enceintes,
Un hymne personnalisé pour la gratte d’Hendrix.

Tiens, une erreur
Pour ce nouveau chœur
Il manque d’accordeurs
Asteure.

Car si le violon apporte la douceur,
La « hardeur » d’une bonne basse
Qui passe et que rien ne lasse
Ne casse pas la nasse
Des notes qui dénotent
Des potes de Paul Potts

M’accorderiez-vous cette danse, Gentle dame ?
Le flux et le reflux amoureux
M’égare et je me gare en gare
Près d’une mare en flemmard…
Qui donc se marre ?
Tant pis, c’est dit, je ne piquerai pas un fard…


Nota bene : L’homéotéleute est une répétition de sons sur des syllabes finales.

Acrostiches textuels

À partir de la phrase « tout sera pâle et gris »

Tout le monde s’active, il
Sera bientôt minuit et le revenant
Pâle et tremblant rendra tout de suite
Gris les cheveux de l’assistance.

À partir de la phrase « dans les toilettes d’un café »

Dans un passé lointain
Les dames d’origine bourgeoise portaient des
Toilettes achetées à Paris près
D’un boulevard creusé non loin d’un
Café peuplé de rieurs prolétaires.

À partir de la phrase «il reprit sa respiration »

Il ne fallut pas grand chose, il
Reprit sa marche forcée vers la ville
Sa conscience vacilla et sa
Respiration devint douloureuse et fugace.

Queue de poisson

Texte réalisé dans le cadre d’un atelier d’écriture que j’animais, les mots obligatoires (choisis par les participants) étaient :

«rédemption, eau, salut, horizon et tour»

Nous avions une 1/2 heure pour écrire.

Pour l’occasion, j’ai choisi de flirter avec le calembour et de jouer avec les différents niveaux de langages :


C’est l’histoire d’un poisson
Qui, accidentellement,
Se prend dans la ligne
D’un pécheur impénitent.
Sale horizon pour cet appelé à la friture !

À peine sorti en force de l’eau
Il crie (enfin, il gobe) à son Salut

« Pitié, pitié, remets-moi dans la rivière.
Je veux continuer à batifoler dans la flotte
Pour l’épuisette, Jonas, je passe mon tour ! »

Mais l’homme le regarde d’un air interdit et lui rétorque :
« Point de rédemption pour les péchés
Ils finissent invariablement dans mon estomac !»

Moralité :
Quand on commence à s’emmêler dans les fils,
Ça peut devenir un vrai chemin de croix.

embarquer.png