Mes Chuck Norris Facts

La définition de Wikipedia :

Les Chuck Norris Facts — en français, les « Faits et gestes de Chuck Norris » — sont une série de blagues sous forme d’aphorismes humoristiques évoquant l’acteur nord-américain Chuck Norris, celles-ci ayant fait l’objet d’un mème sur Internet. Ces aphorismes ont pour principe d’attribuer au personnage de Chuck Norris des pouvoirs surhumains, défiant les lois universelles de la physique, et même la logique.

Mes inventions :

Quand un clou voit Chuck Norris arriver avec un marteau, le clou s’enfonce tout seul.

Quand tu es avec Chuck Norris, il est préférable de te balader avec un dictionnaire car quand Chuck Norris dit quelque chose, vaut mieux le prendre au mot !

Chuck Norris n’a pas besoin d’écraser le café, quand Chuck Norris parle au café, le café s’écrase !

Logo-Rallye ou le parcours obligé

Montrichard 9 HD

  • La liste des mots du groupe à intégrer impérativement dans le texte : bruit, café, trajet, chaleur, émotion, souffrance, aller, arc-en-ciel, odeur, maximum, véhément, angoisse, statue, verdure, calme, élan.

  • Temps imparti pour rédiger : 30 minutes

Le texte :

Dans la chaleur du soir
À la terrasse d’un café
Caché sous un ilot de verdure
Flotte une odeur d’angoisse.

On leur avait dit
Ne pas se retourner
Aller, partir voire fuir
Emprunter d’autres trajets
Sculptés dans le calme.

Mais le bruit de la souffrance
Ce tapage atroce
S’est montré trop véhément.

Malgré l’émotion poussée au maximum
Surfant sur un élan d’énergie
Il a fallu poursuivre
Serrer les dents
Pour ne pas être pétrifiés
Comme des statues de sel.

Demeure dans l’espérance
Car bientôt dans les rues
Surgira un nouvel arc-en-ciel.

Harmonie

Consigne :
Sur la semaine qui arrive, repérer chaque jour un évènement qui évoque la beauté sous toutes ses formes. Le jour de l’atelier, écrire sur ces moments qui nous ont fait évoqué la beauté…
Inspiré du jeu présenté dans le livre de Pierre Ménard, « Comment écrire au quotidien ? »

Un manteau blanc
Une couverture
Étouffe les sons
Sur les collines de Bonsecours
L’autoradio crachote
Are you happy ? d’Iron Butterfly
Et heureux je suis
Face à tant de beauté
Beauté du trait effacé
À l’horizon des plaines
Beauté du verbe
Quand la poésie m’étreint…

Neige

Coloristique

Jeu d’atelier d’écriture : écrire un texte à partir d’une œuvre de Mihai Criste

Mihai Criste

Voici mon texte :

Couleurs bigarrées ou
Couleurs d’harmonie
Sur des flots de hasard
Swingue une frégate.

Sûrement un hacker gouaché
Si j’en crois les pavillons noirs
Mais rien n’est moins sûr.

Sur les voiles de toile
De grands noms
Monet et Munch
Vinci et Kandinsky
Botticelli ou Van Gogh
C’est un moment d’impression
De teinturier coloriste
Quand les rames productives
Transfèrent l’oeuvre
De Mihai Criste

Couleurs bigarrées ou
Couleurs d’harmonie
Sur des flots de hasard
Swingue une frégate.

Le vers brisé

Concrètement, l’animateur d’atelier d’écriture va proposer un poème déchiré. Chaque écrivant devra créer 2 poèmes à partir des deux morceaux.
Une partie (côté gauche) commence le premier poème. L’autre partie termine le côté droit du second poème.

Voici le texte de départ, il s’agit d’un poème de Maurice Carême.

L’automne

L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elle valse aux bras
Du vent qui les emporte
On dit qu’elles sont mortes
Mais personne n’y croit
L’automne, au coin du bois
Joue de l’harmonica.


Mes deux textes soit deux poèmes différents :

L’automne, aux rougeurs mordorées
Joue de facéties dans les ramures
Quelle joie chez les imaginatives couleurs
Elles valsent d’une tonalité à l’autre
Du vent, elles murmurent un froufrou
On dit qu’elles batifolent dans son souffle
Mais flottent sur le hasard des tapis forestiers
L’automne, aux langueurs monotones
Joue à tirer sa révérence.

Le maître fourbu au coin du bois,
Joue avec grand peine de l’harmonica.
L’ écrit, se mélange dans les feuilles !
Et l’archet lui fait mal aux bras
Au diable le vent qui les emporte
Ses rimes musicales sont mortes
Car, au final ; personne n’y croit.
Un maître bourru au coin du bois
Joue, sans y croire, de l’harmonica.

Ecritreve

Sur la table
Une feuille de papier
Un stylo quatre couleurs

Dans ma tête
Une foultitude de phrases
Une débauche de vers libres

Que faire de cette abondance
Sur l’immensité de la page ?
Comment dompter ce flux
Pour un si frêle feuillet ?

Le bic dans les starting-blocks
Je me prépare
Couleur noire
J’hésite
La bille se pose
Je me lance
Une phrase après l’autre
Lentement
Posément
Comme pour contraindre ma pensée.

Ce n’est qu’un premier jet
Il faudra le retravailler
Retourner sur le texte
Sur les vers sans rimes
Sur les strophes inachevées
Sur les accents chaleureux
Et les jambages d’opalescence.

Aujourd’hui encore
Je ne déposerai pas
Tout mon fouillis de vers !

Je pose mon stylo
Et conserve en moi
Des trésors d’imagination
Pour que le rêve ne tarisse pas.

La course

Vous êtes journaliste et relatez un évènement ou un fait divers. Dans votre texte, vous devez introduire une ou deux citations de Pierre Dac.

Au cours de cette session, je me suis permis un clin d’œil vers une fable que vous reconnaitrez probablement et me suis amusé à jouer avec différents niveaux de langage. Voici mon écrit :

Comme le disait Pierre Dac, « j’ai toujours été surpris qu’un record battu ne soit jamais plaint ». C’est, à peu près, ce qui est arrivé lors d’une course mémorable entre un lièvre et une tortue le week-end dernier.

La tortue, zen comme à son habitude, ne se faisait pas trop de bile, elle sifflotait tranquillement sans se stresser, prenant le temps d’un petit mot gentil pour les spectateurs venus en nombre pour le record.

Le lièvre, durant ce temps, trépignait, fanfaronnait à qui mieux mieux, s’esclaffait à perdre haleine, faisait le beau : « C’était sûr, il allait gagner ! »

Et le lièvre a gagné !

À bout de souffle, certes ! Crachant ses bronches, les pattes en feu, c’est certain ! Mais arrivé le premier sans nul doute !

D’ailleurs, la tortue ne s’est-elle pas pointée pian pian quatre bonnes heures après, le teint frais et sifflotant toujours…

Le lièvre reste coi face à tant de nonchalance, il demeure sidéré, presque courroucé.
Mais, s’enquit la tortue, pourquoi tant de haine ? comme disait Pierre Dac : « Rien ne sert de courir si l’on n’est pas pressé ! »

Granville Fables

Illustrations des fables de La Fontaine par Granville