Souvenir

Jeu d’atelier d’écriture : Narrer un évènement passé en 5 lignes maximum au présent de l’indicatif.

Voici mon histoire, elle m’est réellement arrivée :

J’ai six ans, je me réveille, je suis allongé dans mon lit mais ne peux dégager les draps pour prendre ma respiration. J’étouffe, je panique, je crie, on vient, c’est la voix de mon père, je hurle, j’ai la tête au fond du lit… Il me dégage, me rassure, je souffle, je suis soulagé !

Literie

Ecritreve

Sur la table
Une feuille de papier
Un stylo quatre couleurs

Dans ma tête
Une foultitude de phrases
Une débauche de vers libres

Que faire de cette abondance
Sur l’immensité de la page ?
Comment dompter ce flux
Pour un si frêle feuillet ?

Le bic dans les starting-blocks
Je me prépare
Couleur noire
J’hésite
La bille se pose
Je me lance
Une phrase après l’autre
Lentement
Posément
Comme pour contraindre ma pensée.

Ce n’est qu’un premier jet
Il faudra le retravailler
Retourner sur le texte
Sur les vers sans rimes
Sur les strophes inachevées
Sur les accents chaleureux
Et les jambages d’opalescence.

Aujourd’hui encore
Je ne déposerai pas
Tout mon fouillis de vers !

Je pose mon stylo
Et conserve en moi
Des trésors d’imagination
Pour que le rêve ne tarisse pas.

La course

Vous êtes journaliste et relatez un évènement ou un fait divers. Dans votre texte, vous devez introduire une ou deux citations de Pierre Dac.

Au cours de cette session, je me suis permis un clin d’œil vers une fable que vous reconnaitrez probablement et me suis amusé à jouer avec différents niveaux de langage. Voici mon écrit :

Comme le disait Pierre Dac, « j’ai toujours été surpris qu’un record battu ne soit jamais plaint ». C’est, à peu près, ce qui est arrivé lors d’une course mémorable entre un lièvre et une tortue le week-end dernier.

La tortue, zen comme à son habitude, ne se faisait pas trop de bile, elle sifflotait tranquillement sans se stresser, prenant le temps d’un petit mot gentil pour les spectateurs venus en nombre pour le record.

Le lièvre, durant ce temps, trépignait, fanfaronnait à qui mieux mieux, s’esclaffait à perdre haleine, faisait le beau : « C’était sûr, il allait gagner ! »

Et le lièvre a gagné !

À bout de souffle, certes ! Crachant ses bronches, les pattes en feu, c’est certain ! Mais arrivé le premier sans nul doute !

D’ailleurs, la tortue ne s’est-elle pas pointée pian pian quatre bonnes heures après, le teint frais et sifflotant toujours…

Le lièvre reste coi face à tant de nonchalance, il demeure sidéré, presque courroucé.
Mais, s’enquit la tortue, pourquoi tant de haine ? comme disait Pierre Dac : « Rien ne sert de courir si l’on n’est pas pressé ! »

Granville Fables

Illustrations des fables de La Fontaine par Granville

L’après

Consigne : Tout en s’inspirant d’une œuvre d’art que vous aurez choisie, écrivez un texte court contenant le plus de conjonctions de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) possibles.


Mais quelle heure est-il ?
Cinq heures moins cinq ?
Du matin ou de l’après-midi ?
Sous la pyramide du Louvre
Je regarde sur l’après
Car demain m’attire.
Et le sextant horaire
Ne me donne
Ni consigne
Ni direction
Or demain se vit déjà au présent.

Les contemporains

Gloria Friedmann, Les contemporains, 2006

Homonymes

Pour ces écrits, je me suis librement inspiré d’une proposition de Sandra Dulier que vous pourrez découvrir en cliquant ICI.

Le défi consiste toujours à utiliser des homonymes (homophones ou homographes) mais, par contre, en en mettant le plus possible dans un texte le plus court possible. L’ensemble, là aussi, doit conserver un sens.

Pour le premier, j’ai un peu triché ; je sais, c’est pas bien ! 😊


Saoul tu reviens
Sans le sou
et sans dessus dessous


Si et seulement si
Je jouais de la scie
Il me manquerait toujours un si.

Vous voulez essayer ? À vos plumes !


Définitions (dictionnaire antidote) :
Homonyme : Chacun de deux ou plusieurs mots qui ont une orthographe identique (homographes) ou une prononciation identique (homophones), mais un sens différent.

Marais

Écrits anciens

Est-ce parce que je prends 58 ans aujourd’hui ? J’ai eu envie de partager certains de mes textes écrits dans les années 70.

J’avais alors 15 ou 16 ans et usais (abusais ?) de  métaphores et de rimes systématiques.

Je vous laisse découvrir…


Paysage

Un serpent de sueur, caressant la nuque
Des montagnes, aux cheveux de velours foncé
Abreuvent des géants aux bras dégingandés
Qui chatouillent les pieds du ciel unique

Forêt

Ta face voilée par la brume légère
M’intrigue par tous tes reflets éphémères
Tes chemins m’ouvrent une faim insatiable
D’apprendre, de vivre parmi tes semblables

Menu calviniste

Le but de ce jeu d’atelier d’écriture était de se servir du champ lexical pour concevoir un menu thématique (comme au restaurant) en rapport avec un métier, une période de l’Histoire, une émotion etc.

Pour ma part, j’ai choisi d’évoquer l’histoire de Jean Calvin, grande figure du protestantisme.


Voici mon menu :

  • Apocryphes tranchés à la mode picarde
  • Maquis de colombes sauce La Rochelle
  • Tomme de Genève
  • Forêt noire en cousinage

Jean Calvin

Flashs

Quelques poèmes de type flash, ce ne sont pas des haïkus car ils n’en respectent pas les règles ; l’objectif était d’écrire trois vers exprimant (en peu de mots) une expression, un sentiment ou un ressenti. Voici ces créations :

Du chocolat fin
Fond en cascade
Sur mon palais ravi.

Gobichonner
La quiddité
D’un plaisir partagé.


Quelques définitions :

  • Gobichonner :

    vieux, familier
    TRANSITIF DIRECT
    Savourer avec plaisir. Gobichonner un petit blanc.
    INTRANSITIF
    Festoyer.
  • Quiddité :
    philosophie
    Essence d’une chose telle qu’exprimée par sa définition.

Kaysersberg