Pour un peu de promotion

Bonne nouvelle les ami(e)s, vous pouvez maintenant retrouver mon ouvrage « Vents de Suet » sur les sites de libraires comme Les libraires ensemble, Place des libraires, Les libraires fr, Decitre.

Et, bien sûr, toujours sur le site de mon éditeur Edilivre.

Vous pourrez même critiquer l’ouvrage sur les sites de communautés de lecteurs comme Booknode et Babelio.

Pour rappel, voici la quatrième de couverture de mon recueil de poésie :

Le temps file, vole, s’égrène toujours trop vite, comme le décrit l’auteur dans les deux premiers poèmes qui ouvrent ce recueil de courts textes. Avec ses mots bien à lui, ses expressions poétiques et imagées, il décrit notre quotidien parfois fou et revendique la « Slow attitude » qui nécessite un certain courage, celui de savoir se poser et savourer. Et il insiste un peu plus loin sur le même thème dans « Pater cossard » avec un détournement insolite et très drôle de la célèbre prière « Notre Père ». La famille est également présente, les enfants « les trois petites roses » si près du cœur, la femme aimée, avec laquelle les mots deviennent inutiles au détour d’une promenade dans le printemps qui revient, ainsi que le petit Basile, dernier-né de la tribu et déjà si éveillé sur la vie. Enfin, avec des mots justes, sensibles, précis, l’auteur exprime admirablement dans « Splendeur automnale » cette sourde langueur qui nous prend lorsque les jours raccourcissent, la douce mélancolie qui rôde devant ces « nuits rallongées ».

Et pour finir, retrouvez une vidéo d’un texte présent dans mon livre :

En promenant un chien en bord de plage au début des années 2000,  j’ai croisé un homme, il semblait accablé par une grande tristesse. Ce poème exprime ce que j’ai ressenti de son abattement, à ce moment-là…

 

 

Vents de suet

Quelques poèmes des années 70, des textes tirés des ateliers d’écriture, des vers inspirés de rencontres et puis du temps… Temps de relecture, temps des retours sur le texte, temps de recherche de la musicalité du document, écrire un livre nécessite énormément d’implication.

Je ne m’en étais pas rendu compte de prime abord mais la notion de temps tient beaucoup de place dans cet ouvrage et je vous propose de m’en accorder un peu pour faire connaissance avec mon recueil.

En voici la couverture et la quatrième de couverture, vous pourrez cliquer sur l’image ci dessous pour le découvrir sur le site de mon éditeur.

Vents de suet

Vous pourrez également vous procurer mon livre sur les sites suivants :

Les liens sont volontairement raccourcis pour ne pas avoir des adresses à rallonge…

Bonne découverte !

Holy Dolores

Dans le cadre de l’hôpital où je travaille, nous avons pour habitude de nous réunir tous les deux mois pour partager autour d’un livre qui nous a plu.

La dernière fois, j’avais présenté le roman de Valérie Pascual intitulé « D’un monde à l’autre », roman qui m’avait littéralement embarqué par sa dynamique et que je continue de vous recommander chaudement.

Mercredi dernier, j’ai eu le plaisir d’évoquer un ouvrage qui m’a profondément ému et j’ai eu envie de parler de ce recueil plein d’émotions, d’amour mais aussi de souffrances. Ce livre m’a conquis, car il aborde tout simplement la Vie et l’on ressent très bien dans sa poésie l’immense pulsion de Vie qui anime cette auteure.

Mais je vais me taire pour la laisser parler, car je pense que c’est le meilleur moyen de lui rendre hommage.

Aujourd’hui, c’est son anniversaire, alors si vous avez envie qu’elle puisse s’acheter des livres avec ses gains, n’hésitez pas à acquérir ce livre, vous ne le regretterez pas !

Il est également disponible au format numérique chez l’éditeur à cette adresse : https://www.edilivre.com/de-chair-et-de-sang-holy-dolores.html/

Coloristique

Jeu d’atelier d’écriture : écrire un texte à partir d’une œuvre de Mihai Criste

Mihai Criste

Voici mon texte :

Couleurs bigarrées ou
Couleurs d’harmonie
Sur des flots de hasard
Swingue une frégate.

Sûrement un hacker gouaché
Si j’en crois les pavillons noirs
Mais rien n’est moins sûr.

Sur les voiles de toile
De grands noms
Monet et Munch
Vinci et Kandinsky
Botticelli ou Van Gogh
C’est un moment d’impression
De teinturier coloriste
Quand les rames productives
Transfèrent l’oeuvre
De Mihai Criste

Couleurs bigarrées ou
Couleurs d’harmonie
Sur des flots de hasard
Swingue une frégate.

Le vers brisé

Concrètement, l’animateur d’atelier d’écriture va proposer un poème déchiré. Chaque écrivant devra créer 2 poèmes à partir des deux morceaux.
Une partie (côté gauche) commence le premier poème. L’autre partie termine le côté droit du second poème.

Voici le texte de départ, il s’agit d’un poème de Maurice Carême.

L’automne

L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elle valse aux bras
Du vent qui les emporte
On dit qu’elles sont mortes
Mais personne n’y croit
L’automne, au coin du bois
Joue de l’harmonica.


Mes deux textes soit deux poèmes différents :

L’automne, aux rougeurs mordorées
Joue de facéties dans les ramures
Quelle joie chez les imaginatives couleurs
Elles valsent d’une tonalité à l’autre
Du vent, elles murmurent un froufrou
On dit qu’elles batifolent dans son souffle
Mais flottent sur le hasard des tapis forestiers
L’automne, aux langueurs monotones
Joue à tirer sa révérence.

Le maître fourbu au coin du bois,
Joue avec grand peine de l’harmonica.
L’ écrit, se mélange dans les feuilles !
Et l’archet lui fait mal aux bras
Au diable le vent qui les emporte
Ses rimes musicales sont mortes
Car, au final ; personne n’y croit.
Un maître bourru au coin du bois
Joue, sans y croire, de l’harmonica.

Souvenir

Jeu d’atelier d’écriture : Narrer un évènement passé en 5 lignes maximum au présent de l’indicatif.

Voici mon histoire, elle m’est réellement arrivée :

J’ai six ans, je me réveille, je suis allongé dans mon lit mais ne peux dégager les draps pour prendre ma respiration. J’étouffe, je panique, je crie, on vient, c’est la voix de mon père, je hurle, j’ai la tête au fond du lit… Il me dégage, me rassure, je souffle, je suis soulagé !

Literie

Ecritreve

Sur la table
Une feuille de papier
Un stylo quatre couleurs

Dans ma tête
Une foultitude de phrases
Une débauche de vers libres

Que faire de cette abondance
Sur l’immensité de la page ?
Comment dompter ce flux
Pour un si frêle feuillet ?

Le bic dans les starting-blocks
Je me prépare
Couleur noire
J’hésite
La bille se pose
Je me lance
Une phrase après l’autre
Lentement
Posément
Comme pour contraindre ma pensée.

Ce n’est qu’un premier jet
Il faudra le retravailler
Retourner sur le texte
Sur les vers sans rimes
Sur les strophes inachevées
Sur les accents chaleureux
Et les jambages d’opalescence.

Aujourd’hui encore
Je ne déposerai pas
Tout mon fouillis de vers !

Je pose mon stylo
Et conserve en moi
Des trésors d’imagination
Pour que le rêve ne tarisse pas.

La course

Vous êtes journaliste et relatez un évènement ou un fait divers. Dans votre texte, vous devez introduire une ou deux citations de Pierre Dac.

Au cours de cette session, je me suis permis un clin d’œil vers une fable que vous reconnaitrez probablement et me suis amusé à jouer avec différents niveaux de langage. Voici mon écrit :

Comme le disait Pierre Dac, « j’ai toujours été surpris qu’un record battu ne soit jamais plaint ». C’est, à peu près, ce qui est arrivé lors d’une course mémorable entre un lièvre et une tortue le week-end dernier.

La tortue, zen comme à son habitude, ne se faisait pas trop de bile, elle sifflotait tranquillement sans se stresser, prenant le temps d’un petit mot gentil pour les spectateurs venus en nombre pour le record.

Le lièvre, durant ce temps, trépignait, fanfaronnait à qui mieux mieux, s’esclaffait à perdre haleine, faisait le beau : « C’était sûr, il allait gagner ! »

Et le lièvre a gagné !

À bout de souffle, certes ! Crachant ses bronches, les pattes en feu, c’est certain ! Mais arrivé le premier sans nul doute !

D’ailleurs, la tortue ne s’est-elle pas pointée pian pian quatre bonnes heures après, le teint frais et sifflotant toujours…

Le lièvre reste coi face à tant de nonchalance, il demeure sidéré, presque courroucé.
Mais, s’enquit la tortue, pourquoi tant de haine ? comme disait Pierre Dac : « Rien ne sert de courir si l’on n’est pas pressé ! »

Granville Fables

Illustrations des fables de La Fontaine par Granville